I.A.M _ 2 _En Francais - Magazine - Page 100
COUP DE PROJECTEUR
CER
par
CER
LES CER : PIERRES ANGULAIRES
DU COMMERCE CONTINENTAL
Il est largement admis que les moteurs du commerce
intra-africain et de la transformation économique sont depuis
longtemps alimentés par les huit communautés économiques
régionales (CER) reconnues par l’Union africaine : la CEDEAO, la
SADC, la CAE, le COMESA, la CEEAC, l’UMA, l’IGAD et la CEN-SAD.
Ces blocs recourent à un ensemble sophistiqué de mécanismes
qui créent des environnements propices à l’intégration
économique de l’Afrique.
Créées au cours des cinq dernières décennies, les CER sont
passées de simples initiatives politiques ambitieuses à des
mécanismes concrets de coopération économique. Aujourd’hui,
les CER promeuvent les chaînes de valeur régionales,
harmonisent les procédures douanières, construisent des
infrastructures transfrontalières et créent les cadres
réglementaires nécessaires pour permettre aux fabricants,
producteurs et entrepreneurs africains d’être compétitifs tant au
niveau régional que mondial.
L’un des atouts majeurs des CER réside dans le fait qu’elles créent
le cadre d’un traitement tarifaire préférentiel par le biais de leurs
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zones de libre-échange. Cela incite les pays concernés à produire
avec la certitude qu’ils bénéficieront d’un traitement favorable
sur les marchés des CER. Et aujourd’hui, avec la ZLECAf, cette
même logique d’accès préférentiel est portée à l’échelle
continentale.
Dans le débat actuel, certains analystes ont décrit les CER comme
des laboratoires où la ZLECAf est testée et affinée, et d’où
l’industrialisation de l’Afrique se développera à grande échelle.
L’impératif de l’industrialisation
Lorsque la CEDEAO transforme le cacao en chocolat, lorsque la
SADC assemble des véhicules à partir de composants régionaux,
lorsque la CAE torréfie et conditionne le café, lorsque le COMESA
fabrique des produits pharmaceutiques, lorsque l’IGAD
transforme le bétail en viande et en produits laitiers, lorsque la
CEEAC raffine le cobalt en matériaux pour batteries, lorsque
l’UMA produit des composants automobiles, et lorsque la
CEN-SAD envisage des chaînes de valeur transsahariennes – c’est